Marie-Monique est née en 1960 dans une ferme du Poitou. Parmi les enfants de paysans, combien accèderaient comme elle à des études supérieures ? Elle en a gardé par-dessus tout le goût de la justice, dans une société et des médias qui désespèrent des grandes causes.
 
La voici à la fin des années 70, éprise de rencontres par-delà langues et cultures. Étudiante en Allemagne, la jeune fille engagée consacre sa maîtrise à l’apparition d’un nouveau mouvement politique, les Verts.
Le monde est en train de changer, comment le faire entendre ?
 
Dans les années 80, ses quatre sous de journaliste débutante passent en billets pour l’Amérique du Sud. Ce sont ses premiers reportages internationaux. Elle sillonne la Colombie, un pays où l’on risque sa vie à révéler ce que certains voudraient taire : en 1988 pour Résistances, elle y compte 26 journalistes assassinés en trois années.
 
En 1995, elle est lauréate du prix Albert-Londres, qui distingue tous les ans un journaliste francophone de moins de quarante ans. Elle y voit la reconnaissance des combats de sa jeune carrière, mais l’USIA (United States Information Agency) ne l’entend pas ainsi.
 
Il va falloir encore se battre. Quand le jury réaffirme son choix, c’est comme une deuxième consécration.
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(extrait de http://www.mariemoniquerobin.com/)
Mieux connaître Marie-Monique ROBIN, journaliste d'investigation, qui présentera au CGR Draguignan jeudi 2 février son film "Qu'est-ce qu'on attend ?".
Mieux connaître Marie-Monique ROBIN, journaliste d'investigation, qui présentera au CGR Draguignan jeudi 2 février son film "Qu'est-ce qu'on attend ?".

Qu'est ce qu'on attend ?

Le film

Qui croirait que la championne internationale des villes en transition est une petite commune française ? C’est pourtant Rob Hopkins, fondateur du mouvement des villes en transition, qui le dit. « Qu’est-ce qu’on attend ? » raconte les multiples initiatives qui permettent à cette petite ville alsacienne de 2 200 habitants de réduire son empreinte écologique.

La municipalité d’Ungersheim a lancé en 2009 un programme de démocratie participative, baptisé « 21 actions pour le 21ème siècle » qui englobe tous les aspects de la vie quotidienne : l’alimentation, l’énergie, les transports, l’habitat, l’argent, le travail et l’école. « L’autonomie » est le maître mot du programme qui vise à relocaliser la production alimentaire, à promouvoir la sobriété énergétique et le développement des énergies renouvelables, et à soutenir l’économie locale grâce à une monnaie complémentaire (le Radis). Depuis 2005, la commune a économisé 120 000 euros en frais de fonctionnement et réduit ses émissions directes de gaz à effet de serre de 600 tonnes par an. Elle a créé une centaine d’emplois. Et elle n’a pas augmenté ses impôts locaux. Alors, qu’est-ce qu’on attend ?

Tourné sur quatre saisons, pendant une année cruciale – 2015 – qui a vu l’aboutissement de la quasi totalité du programme de transition, le film a d’abord pris la forme d’un reportage de 52 minutes, diffusé par France 3 Alsace le 7 mai dernier sous le titre « Sacré Village ! » Ce format ne suffisait cependant pas à rendre raison de la richesse du matériel filmé ni de la richesse humaine qu’il représentait : la démarche de transition globale, encouragée par la municipalité et désirée par des citoyens éclairés, génère une puissante dynamique, qui va s’amplifiant tout au long du film. Pour évoquer cette aventure citoyenne, il semblait plus adapté de substituer au commentaire journalistique la parole des personnages, racontant eux-mêmes leurs motivations, leurs hésitations, leurs enthousiasmes.

Ainsi a germé l’idée de porter sur grand écran l’histoire exemplaire d’Ungersheim. Une histoire portée par ses personnages, élus ou simples habitants… Jean-Sébastien, jeune intendant de la régie agricole municipale, qui a quitté son métier de vétérinaire pour plus d’éthique. Muriel, co-propriétaire du nouvel éco-hameau construit selon les principes de Bedzed. Christophe et Lili, qui ont converti l’exploitation familiale pour devenir paysans-boulangers. Sébastien, Hayat, Céline, salariés en insertion aux Jardins du Trèfle Rouge. Et bien sûr, Jean-Claude Mench et ses adjoints à la Mairie d’Ungersheim, grands artisans du programme municipal qui articule l’ensemble de ces actions.
Ils méritaient un film, pour que les initiatives collectives et le bonheur d’agir se répercutent en échos, et que des communes aux quartiers, les spectateurs rassemblés se posent la question titre : « Qu’est-ce qu’on attend ? »

Extrait de http://www.m2rfilms.com/qu-est-ce-qu-on-attend

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