Seulement lire ou moins encore, énoncer le titre de ce film et des souvenirs nous réapparaissent : "Oh, garçon, va nous cueillir quatre artichauts, choisis les bien" ... "Je t'avais dit de prendre des pommes de terre pour mettre au four et tu me ramènes des billes !" ... « Il va pleuvoir demain, j’ai bien fait de planter les tomates aujourd’hui.»…
Même certains d'entre nous
ont peut-être encore dans un coin de leur mémoire ces doryphores, drôles de bestioles qui se blottissaient sur les feuilles des vers des pommes de terre et qu'il fallait ramasser dans une boîte en fer blanc. Ou encore, les haricots verts que l'on avait beaucoup de mal à cueillir sur les rames qui faisaient plus de deux mètres de haut …

Mais revenons au film dont l’affiche elle-même est un essaim d’émotions, petit-fils et grand-père, une image magique. Facile d’imaginer qu'ils ne sont qu’une seule personne, à 30 ans puis à 80 ans, même mouvement de cheveux, même front, même nez, même bouche entr’ouverte, mêmes épaules de gars costaud, même pas lourd et tranquille ; cette image pourrait suffire.

 Martin … Vincent … Qui est l’un ? Qui est l’autre ? Ils ne font qu’un.

Ce très beau film, plein de vérité et de sensibilité, il faut le voir.

 

Martin, le réalisateur du film « Le Potager de mon Grand-père » sera cette semaine chez nous, à Draguignan, Flassans, Fréjus, Lorgues, Ste Maxime . . . Martin présentera son œuvre et répondra aux diverses réactions et questions que vous ne manquerez pas de lui poser.

Rgts complémentaires : http://www.colibris83.net/dracenie/agenda.htm

Paroles de Martin Esposito :

« Et si on écoutait nos grands-parents ? Et si on revenait à la source avant qu’il ne soit trop tard, avant qu’ils ne partent ?

Lorsque ma grand-mère nous a quittés, j'ai compris que le temps passait trop vite... compris que j'avais faim d’apprendre, faim d’amour.

Je regardais mon grand-père avec tout son savoir et j’avais le besoin vital de le filmer pour immortaliser cette transmission en espérant, qu'à travers ce documentaire, cela serve aussi aux autres.

Trop de personnes âgées sont seules alors que nous avons tant à apprendre d’eux, de leur vie, de leurs expériences.

Ils étaient là avant nous. Ils ont traversé la guerre, ont appris à vivre, à survivre.

J'ai fait ce film par amour, pour ne pas oublier tout ce que mon grand-père m’a appris, partagé et donné à travers son potager.

Pour moi, cela restera une des plus belles métaphores de la vie. »

"Je pense que le potager et la nature ne sont pas qu’une métaphore. D’être à leur contact, nous remet dans un cycle de vie et nous réconcilie avec nous-même. "

                                         Au fait, vous avez un potager ?

"Le potager de mon grand'père".  Martin Esposito présentera ce film qu'il a fait par amour, à Draguignan, CGR Chabran, lundi 2 mai, 20 heures.
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